Utiliser des fonds contrôlés au niveau local pour soutenir le développement des communautés affectées par les grands barrages

News, 6 July 2017
Une nouvelle animation de la Global Water Initiative (GWI) en Afrique de l'Ouest.


Une nouvelle animation de la Global Water Initiative (GWI) en Afrique de l'Ouest, la première d'une série de trois, explique comment les fonds de développement locaux peuvent fournir un financement à long terme aux communautés qui perdent leurs moyens d'existence lorsque la construction de barrages les oblige à quitter leurs terres.

Comme l'explique la vidéo de trois minutes, intitulée « Partager les revenus des grands barrages pour soutenir le développement local », ces fonds consistent à canaliser une partie des bénéfices d’un barrage vers les communautés déplacées.

Les grands barrages sont principalement construits dans l'optique d’atteindre des objectifs de développement national – par exemple fournir de l'électricité ou à des fins d’irrigation. Mais les communautés locales dont les vies sont bouleversées par le barrage devraient aussi recevoir un soutien à long terme pour pouvoir se développer.

L'argent du fonds de développement peut être investi dans des écoles, des cliniques, des marchés, des réservoirs de pêche, de meilleurs axes routiers, de meilleurs approvisionnements en eau ou des activités de conservation des bassins versants.

Les programmes de réinstallation parviennent en partie à compenser les communautés pour la perte de leur logement et de leurs terres, mais ils ne durent que quatre ou cinq ans, ce qui n'est généralement pas assez long pour rétablir pleinement les moyens d'existence. Le passé a montré que les communautés réinstallées peuvent tomber dans la pauvreté après la construction d'un barrage car elles n'ont pas accès à des terres de bonne qualité, aux emplois ni aux services dont elles ont besoin pour reconstruire leurs vies sur le long terme.

Les fonds de développement locaux sont disponibles pendant toute la durée de vie d’un barrage et peuvent soutenir les opportunités de subsistance une fois que les programmes de compensation sont épuisés. Ces fonds fonctionnent particulièrement bien car ils permettent à la population locale de décider de la façon dont l'argent est dépensé.

« Le principal objectif de la construction d'un grand barrage consiste à apporter des bénéfices à une échelle nationale. Mais les communautés locales, qui ont été déplacées par le barrage, se retrouvent souvent sans moyens ni droits suffisants pour reconstruire leurs vies », regrette Jamie Skinner, chercheur principal du groupe de recherche sur les ressources naturelles de l'IIED, et directeur du programme GWI Afrique de l'Ouest.

« Nous avons réalisé cette brève animation pour informer les décideurs et les autres parties prenantes du potentiel des fonds de développement locaux comme moyen simple de faire en sorte que les communautés réinstallées puissent profiter directement des avantages du barrage. Pour les pouvoirs publics, un fonds de développement local est une solution qui profite à tous, grâce à laquelle la construction d'un grand barrage trouve un juste équilibre entre les objectifs de développement nationaux et locaux. De plus, cette solution est incluse dans les directives de la CEDEAO sur le développement d’infrastructures hydrauliques. »

La série de trois animations est produite par le projet de recherche-action et de plaidoyer GWI. Les animations sont disponibles en anglais et en français, avec des sous-titres anglais/français. Choisissez l'une des trois versions en cliquant ci-dessus ou sur la chaîne YouTube de l'IIED. Il est aussi possible d’'ccéder aux sous-titres en français et en anglais en cliquant sur l'icône de paramètres dans chaque vidéo.

La GWI travaille avec les exploitants familiaux et les pouvoirs publics pour concevoir des politiques et pratiques qui améliorent la sécurité alimentaire et les moyens d'existence des ménages dans le contexte des grands barrages à buts multiples. Elle aide les communautés et les pouvoirs publics à tirer des enseignements des expériences passées afin d’améliorer la planification des barrages, le partage des bénéfices et les pratiques de réinstallation. Le projet est financé par la Fondation Howard G. Buffett et mis en œuvre par l'IIED et l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Contact

Jamie Skinner (jamie.skinner@iied.org), principal researcher, IIED's Natural Resources research group

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