GWI Afrique de l'Ouest: contexte du projet

Project
Archived
2008 – 2017

Les systèmes agricoles en place dans les grands périmètres irrigués ont besoin d’être performants aussi bien pour l’État, en termes de retombées économiques et de sécurité alimentaire au niveau national, que pour les exploitants familiaux dont les moyens de vie en dépendent directement. Lors du développement de nouveaux projets de barrage et d’aménagements hydroagricoles il est nécessaire de mieux connaître les implications liées à leur viabilité économique et de savoir comment l’eau, le foncier et les bénéfices économiques en général pourront être partagés de manière équitable pour appuyer le développement local.

Les petits exploitants battent le riz dans le périmètre agricole irrigué du barrage de Sélingué au Mali (Photo: Moustapha Diallo / GWI Afrique de l'Ouest)

Objectifs du projet

La Global Water Initiative (GWI) était un programme de recherche-action et de plaidoyer pour contribuer à améliorer la sécurité alimentaire globalement en appuyant les exploitants familiaux des grands périmètres irrigués afin qu’ils aient un meilleur accès aux ressources en eau, qu’ils les gèrent et les utilisent pour une production agricole durable. GWI était financé par la fondation Howard G. Buffett et mis en œuvre dans trois régions : en Amérique Centrale, en Afrique de l’Est et en Afrique de l’Ouest. Ses objectifs étaient les suivants :

  1. Appuyer une gouvernance et l’élaboration de politiques plus efficaces pour la gestion de l’eau pour l’agriculture, et
  2. Améliorer la qualité des connaissances et rendre disponibles des informations pertinentes au profit des exploitants familiaux tout en améliorant les pratiques de gestion et d’usage des ressources des parties prenantes clés.

Le programme GWI Afrique de l’Ouest (2013-2017) était coordonné par IIED et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) dans 5 pays en particulier : le Burkina Faso, la Guinée-Conakry, le Mali, le Niger et le Sénégal.

Nous avons concentré nos actions sur l’agriculture liée aux grands périmètres irrigués et aux barrages, et avons travaillé en étroite collaboration avec les exploitants, les gouvernements, les bailleurs de fonds, les organisations de bassin, les ONG et la recherche. Nous sommes intervenus aux niveaux local et national, ainsi qu’à l’échelle régionale (par exemple avec la Communauté Économique des États d’Afrique de l’Ouest et le Comité permanent Inter-États de Lutte contre la Sécheresse au Sahel) et internationale.

Notre approche multi acteurs avait pour objectif de renforcer l’autonomisation des exploitants familiaux afin de les placer au centre de politiques efficaces pour la gestion de l’eau, la sécurité alimentaire et la sécurisation des moyens d’existence. Pour cela, nous avons développé les thèmes suivants :

  • Faire les bons choix politiques et d’investissement
    Nous souhaitions appuyer la prise de conscience et alimenter le débat sur les impacts des grands périmètres irrigués sur les moyens d’existence des exploitants, et sur leur viabilité économique. Cela était particulièrement pertinent dans le cadre de réflexions sur comment la sécurité alimentaire est abordée dans un contexte de variabilité climatique.
  • Contribuer à l’autonomisation des exploitants familiaux dans les chaînes de valeur
    Nous voulions renforcer l’appui aux riziculteurs dans les périmètres existants pour améliorer les pratiques et la productivité agricoles de manière durable. Cela incluait le partage et l’adoption de pratiques innovantes.
  • Renforcer la gouvernance de l’eau et du foncier, et partager les bénéfices
    Nous voulions améliorer les systèmes de gouvernance autour des périmètres irrigués par des barrages existants et à venir. Cela permettrait d’assurer un partage équitable de l’eau, du foncier et des bénéfices économiques et de réduire les conflits.
  • Valoriser le travail des femmes dans l’agriculture irriguée liée aux barrages
    Nous souhaitions contribuer à rendre les femmes capables de jouer un rôle plus important dans l’élaboration des politiques agricoles et les processus de décision. Cela signifiait aussi permettre aux productrices de bénéficier d’un accès sécurisé au foncier and aux ressources, et des appuis nécessaires pour l’amélioration de leurs moyens d’existence.

GWI de 2008 à 2012 : la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) au niveau des sous-bassin et l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement.

La première phase de GWI était focalisée sur la GIRE et l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement dans les communautés rurales. Notre travail sur la GIRE durant cette période incluait également une composante recherche-action et plaidoyer sur le partage des bénéfices des grands barrages dans les pays du projet. Celle-ci est restée une composante clé dans notre programme 2013-2017 sur l’eau et l’agriculture.

Publications

Gender considerations in the restoration of livelihoods: resettlement from hydropower (English)

Niger: a local fund to share the benefits of the Kandadji dam (English | Français)