Agir sur les pertes et dommages liés au climat et aux conflits dans les États fragiles : le cas du Mali
Près d’un milliard de personnes vivent dans des pays classés « États fragiles et touchés par des conflits », soit presque deux fois plus qu’il y a vingt ans. Et ce nombre devrait encore grossir considérablement à l’horizon 2030. Les États fragiles et touchés par des conflits affrontent des risques complexes, multidimensionnels, qui vont s’accumulant : changement climatique, instabilité politique, fragilité économique, faible gouvernance et manque de résilience. Le soutien à ces États est un enjeu mondial urgent.
Le Mali est l’illustration même de ces problématiques. Classé 188e sur 193 à l’Indice de développement humain 2022, il se trouve aux prises avec un conflit de longue durée, des vulnérabilités au changement climatique de plus en plus graves et des déficits de développement chroniques. La région de Mopti, l’un des épicentres de ces crises, a vu les moyens d’existence ravagés par les sécheresses et les inondations, sur fond de conflit responsable du déplacement de milliers de personnes et du bouleversement des systèmes sociaux et économiques.
Notre étude s’est intéressée à cinq communes de Mopti. L’objectif : quantifier les pertes et les dommages économiques et non économiques subis par les habitants de Mopti, examiner les déclencheurs de migration et de déplacement, cerner les moyens d’action pour renforcer la résilience dans les contextes fragiles.
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